Ouverture festive du bâtiment de recherche VEG-i-TEC

Le vendredi 10 septembre, le nouveau "bâtiment de recherche VEG-i-TEC" a été inauguré à l'université de Gand Campus Kortrijk. Ce bâtiment est un hall pilote dans lequel de la R&D industrielle appliquée pourra être réalisée.
Cela se passe non seulement à l'échelle du laboratoire , mais également à l'échelle semi-industrielle. Il s'agit de R&D sur, d’une part, la transformation des légumes et des pommes de terre, et d’autre part la gestion de l'énergie et de l'eau dans l'industrie agroalimentaire.

22 sept. 2021

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Le bâtiment de recherche

Le bâtiment, qui a été achevé en juin 2021, se compose de deux salles :

  • une pour le traitement des eaux de process et des eaux usées, spécifiquement pour l'industrie (alimentaire) ;
  • une pour la transformation des légumes et des pommes de terre, de la récolte au produit emballé. Cette opération se déroule sur une ligne de traitement (semi-)continue, à laquelle peuvent être raccordées des infrastructures semi-industrielles modulaires et mobiles pour le traitement des eaux. Ces infrastructures sont un des investissements réalisés au cours du projet interreg FWVL VEG-i-TEC

Le bâtiment de recherche contient également une salle de stockage où les denrées alimentaires peuvent être conservées à différentes températures. Dans la salle de fermentation, on trouve à la fois des fermenteurs solid state (fermentation fongique sur des substrats à faible teneur en eau) et des fermenteurs (fed-)batch (les micro-organismes présents dans un liquide effectuent la fermentation). Enfin, le bâtiment abrite aussi un laboratoire analytique/microbiologique.

Dans le bâtiment VEG-i-TEC, l'impact des différentes techniques de lavage et de transformation peut être examiné sur l'ensemble de la chaîne : le produit lui-même, mais aussi les pertes et les flux de déchets (végétaux et eau). Cette opération se déroule dans un environnement de niveau de confinement L2, ce qui signifie que des agents pathogènes tels que E. coli peuvent être manipulés. Il s'agit d'une première en Europe !




La plateforme de recherche transfrontalière

En plus des lignes de traitement modulaire et mobiles cités plus précédemment, cette infrastructure est complémentaire à d'autres réalisations dans le cadre de ce projet :

  • Le centre de recherche de l'INRAe à Villeneuve d'Ascq, qui se consacre à la conception hygiénique des machines et donc des chaînes de fabrication, de l'échelle laboratoire à l'échelle pilote. L'INRAe collabore avec l'Université de Lille;
  • L'usine pilote Adrianor à Arras, qui travaille sur l'agroalimentaire traditionnel et est liée à l'Université d'Artois et du Hainaut Cambrésis. L'usine pilote coopère avec l'Université de Liège (site de Gembloux);

Services pour l'industrie alimentaire

Les partenaires et l'infrastructure de VEG-i-TEC permettent aux entreprises d'entrer en contact avec les nouvelles technologies, de les tester et de les maîtriser dans un environnement sûr. Ils offrent un environnement au sein duquel les entreprises technologiques, les fournisseurs de solutions numériques et les entreprises alimentaires peuvent travailler ensemble et en toute confidentialité sur des solutions innovantes à appliquer dans l'industrie alimentaire. Grâce à la démonstration des étapes concrètes du parcours de développement menant vers la maturité numérique et plus particulièrement la mise en œuvre de solutions basées sur l'IA (intelligence artificielle) dans l'infrastructure pilote de VEG-i-TEC, les entreprises peuvent se faire une idée plus précise de la complexité et de la valeur ajoutée de tels développements ainsi que des choses à faire ou ne pas faire.

Grâce à l'exploitation de VEG-i-TEC en tant que démonstrateur réel, les entreprises peuvent être soutenues dans la mise en œuvre et l'élaboration de la saisie des données, de la visualisation, des alarmes et le reporting. Au sein de VEG-i-TEC, les possibilités de nouveaux développements de marché via l'industrie 4.0 sont comparées aux technologies déjà connues et leur valeur ajoutée est étudiée. En outre, les données créées à l'aide des capteurs et des équipements de mesure actuels sont stockées en permanence dans des bases de données locales ainsi que dans le cloud. Tout cela devrait conduire à l'avenir à la création de tableaux de bord complexes réalisés avec les données mesurées disponibles qui permettront d’analyser les processus, les économies potentielles (en matière de consommation d'énergie et d'eau par exemple) et d’ainsi comparer ou ajuster les process de manière objective. Cette action est réalisée en collaboration avec Howest, qui est également un partenaire de ce projet Interreg FWVl.